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Publié par Union locale Solidaires Saint-Denis

Deux immeubles, du centre-ville de Saint-Denis, viennent d’être expulsés coup sur coup de leurs habitant-e-s : le 50 et le 103 Gabriel Péri. Insalubres, dangereux, ils l’ont été à la demande de la mairie et de la préfecture dans le cadre d’un dispositif de rénovation du centre-ville insalubre.
 
Une partie des habitant-e-s a été hébergée mais les célibataires, avec ou sans titre de séjour, se sont retrouvés sans solution à la rue. Depuis leur expulsion ils campent sur le parvis de la mairie, manifestent en ville, distribuent des tracts et font signer une pétition qui a un grand succès. Ils ne veulent pas être les laissés pour compte de la rénovation qui, par ailleurs, à terme, va toucher des centaines de logements, avec une hausse inévitable des prix des terrains et des loyers. Cela nous concerne tou-te-s.
 
Les expulsés revendiquent :
 
La reconnaissance par la mairie de leur statut d’habitants de Saint-Denis, sous forme d’une attestation individuelle de domiciliation au 50 Gabriel Péri. Certains sont là depuis plus de 10 ans. Ils travaillent. Ils ont payé leurs impôts. Ils participent à la vie dionysienne. C’est une revendication légitime.
 
Le soutien de la mairie dans leurs démarches de régularisation, pour ceux qui sont sans titre de séjour. Constitution des dossiers et obtention de la part de la préfecture de la possibilité d’un dépôt collectif des demandes de séjour. C’est la condition pour l’accès au logement.
 
Enfin Cécile Duflot, Ministre du logement, lors du terrible incendie du 39 rue Gabriel Péri en septembre 2012, s’était engagée à ne laisser personne à la rue, et l’ensemble des habitants est depuis hébergé en résidence sociale, dans l’attente d’un logement définitif. Ceci doit être la règle en cas d’évacuation d’un immeuble. Tous les habitants expulsés, quel que soit leur statut, doivent avoir la garantie d’un toit, ce qui implique leur intégration dans le volet social de la rénovation urbaine. Il ne peut y avoir de laissés pour compte.
 
La mairie, rencontrée ce vendredi 14 juin, dit comprendre et être soutien de ces exigences. Mais elle persiste à faire intervenir la police pour empêcher tout campement sur le parvis. Les habitants, jetés à la rue ne disparaîtront pas. Construire ensemble une perspective passe par l’arrêt immédiat des interventions policières.
 
Les collectifs d’habitants, associations, organisations signataires, soutiennent ces revendications. Elles s’adresseront à tous les pouvoirs publics, mairie, communauté d’agglomération, Etat, pour les défendre, pour trouver une solution au plus vite pour les expulsés, y compris par des mesures audacieuses.
 
Ils appellent à un rassemblement Mardi 18 juin à 18h sur le parvis de la mairie, en solidarité avec les habitants expulsés, pour exiger des solutions immédiates, à moyen et à long terme.
 

Collectifs habitant-e-s en lutte pour la régularisation et le relogement : Guantanamo-50 Gabriel Péri, 103 Gabriel Péri, Saint-Rémy Nord, 76 Gabriel Péri, collectif des étudiant-e-s étranger-e-s de Paris 8, Equipe locale CCFD-Terre Solidaire Saint-Denis, RSL, RESF, MRAP, l'Union Locale Solidaires,

les Alternatifs, Alternative Libertaire, CGA, Le Front de Gauche, NPA, Parti Socialiste de Gauche

 

LA RENOVATION URBAINE NE DOIT LAISSER PERSONNE A LA RUE

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bucky balls 28/05/2014 12:55

The points put forward by you all are sensible. I am not sure whether any action is taken against this but it clarifies the requirement of a person street in urban renewal. Appreciate your efforts and all the very best.