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Publié par union locale solidaires Saint-Denis

 

En 2010 la lutte contre les violences faites aux femmes était déclarée grande cause nationale...
Deux ans plus tard, le constat reste amer : ces violences continuent d’exister. Le procès des viols collectifs sur deux jeunes filles dans le Val de Marne s’est conclu par la relaxe d’une majorité des prévenus et des peines légères pour les prévenus reconnus coupables.
Quelques mois plus tôt, le conseil constitutionnel (les fameux « sages ») avait abrogé la loi contre le harcèlement sexuel.
Avec comme conséquence directe d’invalider toutes les plaintes en cours...
Ainsi, tous les dossiers déposés pour des faits de harcèlement sexuel qui se sont déroulés avant mai 2012 sont classés sans suite.
Une honte !


Depuis, une nouvelle loi contre le harcèlement sexuel a été votée en août dernier, autrement plus intéressante.

Mais elle ne règle pas tout : quotidiennes, les violences faites aux femmes prennent de nombreuses et différentes formes allant du sexisme ordinaire, comme les insultes et/ou les blagues dénigrantes à répétition, aux violences qui portent directement atteintes à l’intégrité physique (mains baladeuses, gifles, coups, viols, prostitution, mutilations, meurtres…). Elles peuvent en apparence sembler différentes tant, dans nos sociétés, le sexisme ordinaire est massif et légitimé par les médias, les publicités… Ces violences sont l’une des nombreuses expressions de la domination masculine, dans sa forme la plus ultime.

Le travail est également un lieu où s’exercent les violences sexuelles.

L’enquête INSEE (Cadre de vie et sécurité, réalisée en 2007) montre que 4,7 % des viols et 25 % des agressions sexuelles dont sont victimes les femmes se produisent sur le lieu du travail.

Ces violences ont évidemment des conséquences pour les femmes salariées. _
Soit parce qu’elles se déroulent sur le lieu de travail (comme le harcèlement), soit parce qu’elles provoquent des absences au travail (violences conjugales) qui s’avèrent souvent pénalisantes : de la salariée convoquée à un entretien de licenciement pour absences injustifiées et/ou répétées (salariée battue, séquestrée...), à celle qui prend un congé longue maladie suite aux avances répétées du supérieur hiérarchique... Les entreprises et administrations doivent donc agir pour protéger, accompagner ces salariées, et prévenir contre les comportements sexistes.

Les militantes et militants de l’Union syndicale Solidaires seront vigilants et actifs pour que cessent ces violences, en soutenant les victimes et en intervenant auprès des hiérarchiques.
 

La journée du 25 novembre permet de mettre en avant violences et inégalités auxquelles sont confrontées les femmes. Mais pour y mettre fin, la lutte pour une véritable égalité des droits entre les femmes et les hommes se doit d’être quotidienne.

Parce que la honte doit changer de camp, l’Union syndicale Solidaires appelle à manifester le 25 novembre partout où des cortèges sont organisés.

En région parisienne, départ de la manifestation à 14h30

place de la Bastille (Paris)

Télécharger le tract de l'Union Solidaires (Cliquer)

 

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