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Publié par union locale solidaires Saint-Denis

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Peugeot-Citroën Aulnay

 

Aulnay, le 23 Octobre 2012

 

Ces derniers jours, nous avons vu de nombreuses listes qui circulent un peu partout dans les ateliers, sur lesquelles les salariés sont invités à mettre leurs revendications en €uros et accepter par conséquent la fermeture du site PSA d’Aulnay.


Beaucoup de salariés ne parlent que de chèques en ce moment et malheureusement c’est sur ce terrain que la Direction voudrait orienter les discussions des salariés. Il ne faut pas se tromper de revendications et laisser de côté la principale
revendication : Contre la fermeture du site PSA Aulnay et le maintien de la production de la C3 jusqu’à la fin de vie prévue en 2016. Pour le syndicat SUD c’est la seule revendication que nous défendrons jusqu’au bout.


De toute façon, rien ne peut s’obtenir « Gratuitement » sans bagarre, sans prise de risques et surtout sans la détermination des salariés eux-mêmes, y compris pour ceux qui ont décidé de baisser les bras et de demander un gros chèque. Il ne faut pas croire qu’il suffit de demander un gros chèque pour l’avoir. Tout s’obtient par le rapport de force et la détermination et rien d’autre.


Voici 2 exemples de luttes menées par des salariés qui se sont retrouvés dans la même situation que nous.

 

1. Les CONTINENTAL CLAIROIX « LES CONTI » :
Le 11 mars 2009, Continental Clairoix annonce, la fermeture de son site qui emploie 1 120 salariés. La Direction de Continental a promis zéro licenciement et pas un seul salarié au pôle emploi, sauf que les chiffres sont connus aujourd’hui :
- 690 salariés inscrits au pôle emploi
- 250 CDI et CDD de plus de 3 mois
- 80 créations d’entreprises, dont 20 dépôts de bilans
- 130 salariés ont atteints l’âge de la retraite.
Après toute la vraie bagarre que les CONTI avaient menée et que vous connaissez tous. La Direction de Continental Clairoix qui avait prévue 40 Millions d’€uros pour le plan social a finalement déboursée 240 Millions d’€uros, dont 50 000 € minimum par salarié de prime extra légale et le maintien du salaire pendant 2 ans.
Les CONTI ne sont pas restés les bras croisés à inscrire sur une feuille leurs revendications mais ils se sont réellement battus pour obtenir ce qu’ils ont obtenus et encore ce n’est pas assez au vu du nombre de salariés qui se retrouve encore aujourd’hui au chômage. Il faut savoir que 700 d’entre eux ont attaqué leur employeur devant les tribunaux et la décision va tomber dans les mois à venir.


2. Les FORD BLANQUEFORT :
« Nous avons rencontré les leaders des Ford Blanquefort et à leur tête Philippe POUTOU délégué CGT chez Ford, qui nous a expliqué comment ils ont mené leur bagarre pour sauver leur usine d’une fermeture annoncée ».
En 2007, annonce de la fermeture de l’usine Ford Blanquefort, un site qui produit les boites de vitesses et qui emploie 1 350 salariés. Aussitôt les salariés se sont mobilisés autour d’une seule revendication : « Contre la fermeture du leur site et la Préservation de tous les emplois ».
De nombreux salariés sont tentés par un chèque pour partir et la Direction Ford pousse les syndicats d’accompagnements pour mener les salariés sur le terrain de l’argent. « C’est ce qui se passe actuellement chez nous »
Tous les mois les Ford font une manifestation pour se battre contre le plan de fermeture annoncée par Ford. Ils ont fini en 2008 par un blocage total de la production de 10 jours.
Suite à ce blocage de 10 jours Ford Allemagne accepte de négocier un Accord de garantit avec les syndicats « C’est ce que demandent certains syndicats aujourd’hui chez nous ».
La Direction a signé un Accord de garantit avec 50 000 € minimum + Ancienneté.
La CGT et la CFTC ont dénoncé cet Accord de garantit devant le tribunal et elles ont gagné mais les salariés n’étaient pas contents de cette dénonciation, puisque beaucoup d’entre eux voulaient partir sur cette base de 50 000 € minimum + Ancienneté.
A l’époque, l’équipe de Philippe POUTOU était menacée tous les jours par des salariés mécontents de la décision du tribunal. Mais Philippe POUTOU et ses collègues ont continué à dire que l’essentiel ce n’est pas l’argent mais de garder nos emplois.
Finalement une minorité de salariés ont compris que leurs CDI n’avaient pas de valeur et l’essentiel c’est de garder leurs emplois. En février 2009, la Direction Ford, annonce un repreneur Allemand et malgré cette reprise les salariés ont continué à se mobiliser pour refuser cette reprise et exiger de Ford de revenir car les boites de vitesses qu’ils produisent sont destinées pour Ford.
Sous la pression des salariés, Ford rachète sa propre boite 18 mois après l’avoir vendue à un repreneur Allemand et Ford a décidé d’investir et de garder son usine de Blanquefort avec 1 100 salariés aujourd’hui et 250 salariés ont bénéficié d’un plan préretraite anticipée.


Moralité : A ceux qui doutent encore, on peut gagner notre bataille contre la fermeture à condition de mener la bagarre sérieusement.

 

Tous à PARIS au CCE du 25 octobre 2012

Nous appelons l’ensemble des salariés à se rendre à l’Avenue de la grande Armée pour exiger des élus au CCE de voter CONTRE la demande d’autorisation des mutations internes pour les sites d’Aulnay et de Rennes. Ce qui aiderait la Direction à vider l’usine le plus rapidement possible. Précision : Nous avons refusé de signer la motion commune (lisez bien la motion), car la revendication principale : Non à la fermeture du site PSA Aulnay a été volontairement laissée de côté par les signataires de la motion.

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