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Publié par union locale solidaires Saint-Denis

Tract distribué au personnel par SUD :

A la mairie de Saint Denis comme ailleurs, les collègues souffrent de leurs conditions de travail : Jour de carence, sous  effectifs, polyvalence, précarité, surcharge de travail, fatigue, mise en danger des agents et du public, management autoritaire et dépression …

Stop à la souffrance au travail

- POUR UN SERVICE PUBLIC DE QUALITE
- POUR DES AGENTS EPANOUI-E-S
- POUR UN PUBLIC BIEN ACCUEILLI


Nous vous proposons de nous réunir pour réfléchir et agir ensemble :

Réunion contre la souffrance au travail
Le Jeudi 6 décembre de 14h à 16h
à la Bourse du Travail
3ème étage
9/11 rue Génin – M° Porte de Paris

Heures d’information syndicale (HIS) déposées par SUD.
L’HIS permet à tout salarié (syndiqué ou pas) de se réunir légalement sur du temps de travail rémunéré.

 

Ce que disent nos collègues :

Des collègues agent d’office
« Non remplacement des agents absents, qu’elles soient en maladie ou accident de travail. Ils nous ont supprimé un poste en cantine par rapport à la fermeture de deux classes, sauf que les réfectoires sont tous utilisés. Ce sont donc les mêmes surfaces à nettoyer tous les jours. C’est pareil en primaire, quand les collègues ne sont pas là, on est appelé à faire leur travail + le nôtre et on n’a rien à dire. En plus, la chef ne veut plus qu’on rajoute d’heures supplémentaires pour faire le travail des agents de service manquants car elles ne seront pas validées. On n’est pas loin de l’esclavage ! ».
- Refuser la surcharge de travail, créer des postes et recruter du personnel pour assurer toutes les tâches
- Embaucher sur les postes vacants et gelés et titulariser les précaires pour stabiliser les équipes


Une collègue du service de l’enfance
« Il y a une relation de plus en plus conflictuelle avec les publics, à cause de l’absence de respect du règlement intérieur, un sentiment de haute puissance en transformant le moindre incident en drame et une exigence de plus en plus grande des familles vis à vis des équipes d’animation. Il y a une problématique sociale, une misère grandissante. Le public est en grande difficulté et attend des équipes d’animation qu’elles l’aident à trouver des solutions. Le travail de transversalité et de coopération entre les différents services est difficile car il est trop lié aux personnes et aux personnalités. Il y a de moins en moins de prise en compte des partenaires éducatifs quant à la nécessité d’un travail en commun, et d’une vraie réflexion sur les temps de vie de l’enfant avec les différents acteurs qui y participent ».
- Mettre l’enfant au coeur des décisions politiques et de nos préoccupations professionnelles
- Mener une réflexion et une action qui impliquent l’ensemble des personnels qui oeuvrent au bien-être de l’enfant (DAS, Enfance, Jeunesse, Enseignement et Restauration Scolaire, Petite Enfance, Culture, Sports, Action Sociale…) La mairie dit qu’elle le fait déjà, mais dans la réalité nous restons cantonnés à nos propres services et cloisonnés dans nos missions respectives.


Un collègue du service enfance
« Calomnié et menacé par un usager, je me suis retrouvé isolé, sans conseils pratiques et peu de soutien de la direction. Pour régler la situation, on m’a proposé de changer de lieu de travail et même de métier. Nous avons des devoirs qu’on nous rappelle bien suffisamment et sur lesquels nos responsables ne transigent pas, mais nous avons aussi des droits pour nous permettre de travailler dans les meilleures conditions. Comment se protéger lorsqu’on se fait agresser par des usagers ou des collègues sur notre lieu et temps de travail ? »
- Etablissement d’un protocole clair garantissant la protection et l’accompagnement des agents en difficulté ou en danger.
- Application systématique et égalitaire de ce protocole, tous les mêmes devoirs, tous les mêmes droits !


Un travailleur d’une entreprise de nettoyage sous traitante de la mairie de Saint-Denis
« Alors que je ne demandais que le paiement de mes heures supplémentaires, mon patron m’a licencié pour faute grave, disant que je l’avais insulté. Ce n’est pas vrai, j’ai juste fait valoir mes droits en demandant juste le paiement de mon travail effectué, et je suis aujourd’hui au chômage licencié de manière abusive. »
- Arrêt des privatisations du secteur nettoyage et de tout autre secteur (ex : Piscine municipale)
- Retour de ces missions dans les services municipaux avec emplois statutaires. (Ex : Nettoyage de la bourse du travail).


Une collègue Agent d’Entretien
« On nous demande de garder la loge de temps en temps, mais on ne connaît ni les enfants, ni les parents, j’ai peur pour la sécurité de l’école »
- Arrêt de la polyvalence qui déstabilise les agents et désorganise les missions de chacun.
- Un gardien pour chaque école, y compris celles qui n’en ont pas aujourd’hui, pour garantir la sécurité du public et des personnels.


Une collègue Agent d’Entretien… en pleurs.
« On m’a traitée de feignasse, j’ai jamais vu ça en 25 ans de service, tout ça parce que je n’arrive pas à tenir le rythme, alors que nos objectifs sont intenables »
- La hiérarchie doit respecter chaque agent quelque soit son grade et ses missions
- Refus du nouveau « management » qui divise les équipes et rend les objectifs intenables. Ex: donner le pouvoir aux gardiens d’évaluer et d’organiser le travail de leurs collègues agents d’entretien. Avant il n’y avait pas de rapports hiérarchiques entre collègues ! STOP au travailler plus pour souffrir plus !


Des agents de différentes directions
« Cela fait des années que nous demandons des formations à la ville. C’est curieux on nous donne toujours le même argument : elles nous sont refusées pour « raison de service » et quand elles sont acceptées, c’est souvent de manière aléatoire, en fonction du copinage. »
- Droit à la formation pour tous et accès transparent à cette information.
- Un bilan nominatif des effectifs de demandes de formation par service pour plus de clarté.
-  Plus de formations pour plus de reclassements


Une collègue qui a traversé plusieurs directions
« Cela fait plus de 20 ans que je travaille à la mairie de Saint-Denis. Suite à des problèmes de santé liés à mon travail, j’ai intégré les bureaux au bâtiment administratif le temps d’un remplacement. Malgré un certificat médical qui attestait que je ne pouvais ni rester en station debout longtemps, ni effectuer des allers-retours, on m’a fait travailler sur un poste où je devais me déplacer assez souvent. Résultat : ma pathologie s’est beaucoup aggravée. En restant déterminée et avec du soutien syndical, j’ai pu intégrer au final un poste qui tient compte de ma pathologie, mais sur lequel je ne suis qu’en renfort. La question de mon reclassement a pris des années. Entre temps j’ai même subi des propos discriminants liés à mon handicap, ça a été le parcours du combattant. »
- Reconnaissance des pathologies et respect des travailleurs handicapés et de leurs droits.
- Recrutement de deux médecins du travail pour accélérer les reclassements et accompagner les collègues en souffrance
-  Plus de formations et plus de recrutements pour permettre réellement les reclassements.


Des premières revendications :
- Suppression du jour de carence
- Titularisation de tous les collègues précaires plutôt que CDIsation
- Recrutement de personnels en fonction des besoins actuels (car surcharge de travail et polyvalence accrue)
- Prise en compte régulière de l’avis des agents pour un véritable dialogue social (contre la logique des décisions autoritaires )
- Défense de notre sécurité et santé au travail (Recrutement de 2 médecins du travail, accompagnement de notre employeur en cas de souffrance ou de danger, application de la protection fonctionnelle (Loi Le Pors)
- Arrêt des privatisations, nous refusons la loi du marché dans le cadre du service public.
- Résistance de la municipalité face aux réformes libérales imposées aux collectivités territoriales

 

Qu'est ce qu'une Assemblée générale souveraine (AG) ?
Assemblée = Réunion de personnes dans un lieu
Générale = qui est commun à une catégorie, à un genre, à un tout
Souveraine = qui juge en dernier ressort


Les votes et décisions pris en assemblée générale souveraine sont donc l'expression directe des désirs des travailleurs en lutte présents, qu'ils ou elles soient fonctionnaires ou précaires, quelque soit leur catégorie (A,B,C). Une personne = 1 voix. Les syndicats accompagnent les décisions, se mettent au service de l’AG des grévistes.


Les revendications sont elles discutables ?
Oui. Les revendications proposées dans ce tract sont à discuter entre salariés lors de l’AG, elles peuvent évoluer, c'est une base qui est proposée. Nous avons besoin de discuter pour savoir ce que nous voulons ensemble.

 

The 4 pages souffrance nov 2012 version finale-1 Page 4

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