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Publié par union locale solidaires Saint-Denis

Plusieurs militant-e-s de l'UL Solidaires, en particulier à SUD Hopitaux de Saint-Denis, participent au collectif santé qui s'est monté sur la ville en 2011.Ci-dessous diverses informations de ce collectif (réunion publique et bulletin)

 

Contact du collectif : collectifsantesaintdenis@gmail.com

 

Logo-collectif-sante-St-Denis.jpg

 

Réunion publique vendredi 23 mars 2012 à 19h,

à la mairie de Saint-Denis (salle de la résistance, 2ème étage)

Où va l'hôpital public ?

avec le professeur Grimaldi, auteur de "l'Hôpital malade de la rentabilité" et professeur à la Pitié-Salpêtrière (Paris)

 

 

 

Bulletin N°2 du collectif santé de Saint-Denis

(février / mars 2012)

 

 

TVA anti-social : danger pour la SECU

 

Alors que la souffrance au travail s’accentue, que la précarité et le chômage explosent, que le coût de la vie grimpe sans cesse, il est de plus en plus difficile de se soigner. Une enquête IPSOS révèle que 57 % des français ont atteint ou dépassé leur limite budgétaire en matière de maladie et pire encore, si la situation s’aggravait, 1 ménage sur 4 pense ne pas pouvoir faire face aux frais de santé !
Sarkozy choisit ce moment pour réduire de 1,6 % les cotisations patronales de la branche famille sur les salaires de 1,6 à 2,1 fois le SMIC. En contrepartie, la TVA, impôt le plus injuste qui soit, passe à 21,2 %.
C’est un marché de dupes qui accorde 13 milliards d’euros de cadeaux aux entreprises, sous couvert de « baisser le coût du travail » et qui s’ajoutent aux 31 milliards d’euros d’exonéraions dont elles bénéficient déjà.
Pourtant, les cotisations sociales sont une parie du salaire, le salaire « différé », qui est socialisé en masse commune pour financer la protection sociale (la maladie, les retraites, le chômage et les allocations familiales).
Elles ouvrent des droits selon le principe « chacun cotise selon ses moyens et reçoit selon ses besoins ». Il s’agit de solidarité entre actifs et retraités, entre malades et bien portants, entre salariés et chômeurs.


C’est au nom de la compéiivité que le MEDEFa « gagné » l’exonéraion des cotisaitons « famille» en argumentant que les entreprises n’ont pas à payer la poliique familiale. C’est demain, au nom de la même logique, celle des « charges
insupportables », qu’il remetra en cause le financement de la SECU, expliquant que les entreprises n’ont pas à payer pour les salariés malades qui ne sont plus à leur poste de travail. Et après demain, le patronat refusera de payer les cotisations « chômage » pour ces « fainéants de chômeurs » qui ne cherchent pas de travail.
La fiscalisaion de la protection sociale par la TVA ou la CSG est un enjeu poliique majeur.
Pour la SECU, le financement par le budget de l’état, c'est-à-dire par l’impôt, débouchera sur une réduction de ses recettes, et ce, d’autant plus facilement que l’affectaion de l’impôt n’est jamais préétabli et qu’il peut couvrir d’autres dépenses.
Le démantèlement de la SECU sera alors en oeuvre au nom de la solidarité naionale qui n’assurera qu’une couverture minimum pour les maladies les plus graves et une assistance charitable
pour les plus pauvres.


Il faut donc lutter pour abroger cete TVA anisociale, défendre et améliorer la sécurité sociale solidaire, au financement solidement assis sur les cotisaions sociales. Et comme les besoins de santé croissent, il devient essentiel d’augmenter les salaires, d’embaucher massivement et de supprimer toutes les exonéraions patronales.

 

L' hôpital public est malade...

le Centre Hospitalier de Saint-Denis aussi !

 

La loi HPST dite Bachelot a accéléré la réforme de l'hôpital public engagée depuis une quinzaine d'années. Sous couvert du postulat de l'hôpital-entreprise, on assiste à un transfert toujours plus grand de l'activité rentable vers le privé et à une réducion du périmètre du soin conventionné.
L'exemple de Saint-Denis est parlant.
Alors que depuis 95 on ferme des lits sur le Centre hospitalier, la clinique privée de L'Estrée sur la même période a construit trois nouveaux baîments !!!


Cela a bien sûr un coût pour les paients de nos quariers populaires : il faut rappeler ici que prés de 5 millions de français n'ont pas accés à une mutuelle et que prés de 30% de nos concitoyens renoncent chaque année à des soins de base. Sur un territoire où les difficultés sociales se conjuguent à des indicateurs médico-sociaux préoccupants, ce recul des missions de l'hôpital public entérine de fait une dégradaion de l'offre de soin.

 

Une offre de soin déja malmenée par la réforme du financement des hôpitaux, la fameuse T2A, introduite elle en 2004. Les recettes des établissements proviennent désormais de la rénuméraion de leurs activités. Aujourd'hui l'hôpital est sommé d'être rentable avant tout. Les statisiques quanitaifs sont devenus l'alpha et l'oméga de tout bon gestionnaire hospitalier. L'objectif est de produire le plus de "soins" avec le moins de personnel. La masse salariale (70% des dépenses d'un hôpital) devient le variable d'ajustement de ce numéro d'équilibriste toujours plus périlleux.


Sur les hôpitaux de Saint-Denis, le sous-effecif est omniprésent, comme l'a montré avec force le conflit du printemps dernier sur la Maternité. Moins de personnels, c'est un service qui se dégrade pour le paient, et une pression souvent intenable pour les soignants. Les situations d'épuisement professionnelles se multiplient, et l'arrêt maladie devient le symptôme d'une souffrance au travail quotidienne.

 

Les contraintes financières, de plus en plus fortes, conduisent à des arbitrages contestables: privatisaion
du nettoyage extérieur, activité lingerie mutualisée sur Aulnay avec au final une qualité moindre, maintien d'un sous-effectif chronique en restauraion. Le tout bien sûr sur l'autel de la "rationnalisation des dépenses"


A cela s'ajoute une précarité galopante pour le personnel. Au Centre hospitalier de Saint-Denis, 25% des salariés ne bénéficient pas du statut de fonctionnaire et se retrouvent donc sans évolution de carrière ni prime annuelle.

 

La loi HPST dessine une poliique de santé centralisatrice, autoritaire et ultra- libérale. Les plans d'austérité passés (et à venir ?) laissent craindre de nouvelles coupes budgétaires pour les hôpitaux publics.

 

Plus que jamais les résistances collecives s'imposent. Un peu partout, elles commencent à se construire, rassemblant le plus souvent professionnels et usagers pour défendre ici une maternité, là-bas un service de radiologie... Face à une ataque globale et sans précédent de notre système public de santé, il y a urgence à agir dans l'unité.

 

le fameux trou de la SECU
Le "trou" de la Sécurité Sociale de 20 milliards en 2011 n’est pas une fatalité mais le résultat de choix politiques.
Ce prétendu déficit est agité comme un spectre à chaque fois que de mauvais coups se préparent contre la
Sécu.
Il n’est qu’un alibi, un prétexte à la poliique de privaisaion du système de santé et à la destrucion annoncée de la Sécurité Sociale.
La Sécu est avant tout malade d’une insuffisance de financement. Et pourtant les recettes existent et le compte est vite fait si l’on ajoute les nombreux manques à gagner suivants :
- les 30 milliards d’exonéraions en tout genre des coisaions sociales pour les employeurs,
- les 20 milliards accumulés de detes de l’Etat, du patronat et de fraudes des employeurs sur les accidents de travail et les maladies professionnelles. Et ces recettes pourraient largement être abondées par une autre politique sociale et salariale.
- en augmentant les salaires

 

La maternité des Lilas Vivra!!

Après plusieurs mois de lutte, le personnel de la maternité des Lilas soutenu par un collectif de souient extrêmement
actif a obtenu gain de cause.
Les travaux pour la construcion de la nouvelle maternité vont pouvoir démarrer sur la commune des Lilas.
l'Agence Régionale de Santé (ARS) a débloqué les sommes nécessaires à l'opéraion, tout en retirant son projet de rapprochement avec un fonds de pension.
Une maternité aussi emblémaique sauvée, c'est une bonne nouvelle pour toute la populaion du 93.

 

 

Encore des déremboursements !

Depuis le 1er décembre 2011, 26 médicaments courants ne sont plus remboursés par la sécu et leur prix a augmenté aussitôt. Par exemple :
- Colposepine : anti sécheresse vaginale
- Proctolog, Titanoreïne : anti hémorroïdaires
- Myolastan, Panos : relaxants musculaires
- Structum : anti arthrosique
- Rhinotrophyl, Rhinofluimucil : désinfectants nasaux
- Fonzylane : vasodilatateur
- Alodont : bain de bouche…
Soit un médicament est inefficace et il doit être supprimé, soit il est utile et il doit être totalement remboursé. A ces déremboursements, s’ajoute la hausse importante des tarifs des Mutuelles pour 2012. A ce rythme, le « reste à charge » va encore s’alourdir le « panier de soins » remboursés est décidément bien troué

 

Contact du collectif : collectifsantesaintdenis@gmail.com

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