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Publié par union locale solidaires Saint-Denis

Communiqué du comité anti-expulsion de Saint-Denis (dont l'UL Solidaires et plusieurs sections SUD sont membres) au 16 février 2012 :

 

Ca fait maintenant plus de deux mois qu’une cinquantaine d'adultes et une trentaine d'enfants habitants du 11 rue Dezobry et du 76 rue Gabriel Péri à Saint-Denis (93) ont été mis à la rue par la préfecture et le préfet Lambert. Seules les familles avec enfants ont obtenu un hébergement par le 115.

 

Tous les autres, soit une trentaine de personnes, sont dans la galère, sans-abris, et finalement obligés de camper devant la Mairie de St-Denis, depuis le 7 décembre. Si le plan grand froid a rendu possible un accès à l'hébergement d'urgence, leur situation reste indigne: baladés de refuges en hôtels sociaux, éloignés de Saint-Denis alors que leurs enfants y vont à l'Ecole (3h de transport par jour), menacés de retourner à la rue lorsque le plan grand froid sera terminé et la trêve hivernale passée.

 

L’Etat est responsable de cette situation : quand il expulse pour insalubrité il a le devoir légal d’héberger et de reloger les expulsés. Depuis le 7 décembre, le Prefet Lambert a refusé toute rencontre et toute négociation avec les expulsés.

 

Les expulsés et leurs soutiens exigent une table ronde (Préfecture, Mairie, Expulsés) pour trouver les solutions les plus rapides afin d'héberger et de reloger les expulsés et de régulariser ceux et celles qui parmi eux sont sans-papiers.

 

Pour organiser la solidarité auprès des expulsés et continuer la lutte

 

Le comité de soutien et les familles expulsées rappellent que nous luttons sans trêve depuis 2 mois (parents, enseignants, syndicalistes, militants, voisins...) pour de vrais logements, alors que le 115 n'est qu'une mesure :

 

- précaire : des personnes campent encore devant la mairie quand le 115 ne répond pas y compris quand les températures sont négatives,

 

- indigne : chambres d'hôtel insalubres voire infestées de cafards ou de punaises, gymnases qui n'accordent aucune intimité minimale

 

- et transitoire : un hébergement ce n'est pas un logement stable et digne

 

L'Etat assassine quand il jette massivement des gens dans la précarité et à la rue. Nous ne lâcherons rien !!!!

 

 

Saint-Denis en colère, Saint-Denis Solidaire !

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